L'Air,une photo de la collection "Kataclysm_e ou les effets du cataclysme climatique" par Les Chevaliers Photographes.

(Kataclysm_e)

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Présentation

Le Kataclysm_e, projet photographique à l’intersection entre photo-reportage, onirisme et anticipation, vise à nous projeter dans les effets d’un cataclysme climatique.

Nous avons eu envie d’interpeller le public sur cette situation à laquelle tout le monde semble se préparer, sans pour autant oser ou savoir se représenter ce qu’elle pourrait être, ou imaginer comment nous pourrions la vivre au quotidien : un cataclysme de grande ampleur annoncé par tous les scientifiques, tels des prédicateurs,  considéré comme probable, voir inéluctable par de plus en plus d’entre nous, et censé advenir prochainement…

Pour nous, le cas d’un cataclysme n’est plus une hypothèse farfelue. Et avec les bouleversements climatiques que nous vivons, tout est déjà là pour que nous puissions rendre compte, montrer, voir… Ainsi, nous ancrons notre projet dans un réel, dans l’existant, dans l’environnement qui nous entoure : toutes nos photos ont été réalisées en France, entre 2020 et 2021, dans des villes habitées, des régions visitées. Des constats que nous faisons, nous cherchons à montrer  que tous les dysfonctionnements observables autour de nous pourraient, avec quasi certitude, n’être qu’une composante d’un cataclysme en train de s’opérer.

Et face aux images spectaculaires de la rupture des glaciers des Pôles, cyclones, ouragans, incendies, inondations terribles et autres catastrophes dont certaines populations sont directement victimes tandis que d’autres les regardent à l’heure du journal télévisé, comment sensibiliser, capter l’attention, autrement ?

Nous avons alors eu l’idée d’introduire dans notre cadre un personnage. Seul, nu, affublé d’un masque à oxygène et de lunettes néo-rock, affrontant une météo capricieuse, ère et constate, impuissant, les meurtrissures d’une Terre aux paysages arides, à l’abandon, pollués, en ruines et devenue hostile à l’humanité. Il semble venir de nulle part – à moins qu’il ne vienne du futur ? Réduit à uniquement satisfaire ses besoins fondamentaux – manger, boire, dormir, bouger, respirer, il cherche, désespéré, ses congénères. Il espère trouver un groupe, quelque part. Un autre homme. Une autre femme. Il pourrait s’agir d’un nouvel Adam, à la recherche d’une nouvelle Eve. Et dans ce cas, dans quel état l’Humanité aurait-elle laissé son Eden ? 

Sous le prisme de ce personnage, tout ce que nous observons, prend une dimension différente : l’air, qui serait désormais irrespirable ; une eau stagnante, certainement impropre à notre consommation ; une lumière trop forte, nécessiterait de se protéger les yeux ; la nature asséchée, assoiffée par manque d’eau ; la lutte qu’elle mène contre son asphyxie, pour renaître à travers le bitume, et détruire ce que nous lui avons pris pour construire. 

Il y a là un combat des éléments, un antagonisme fort où l’Humain semble déjà vaincu. Perdu dans un paysage trop grand pour lui, dans le contre-jour d’un soleil trop puissant, sans protection entouré de murs tombés en ruine, entre deux mondes, entre deux états, extérieur et intérieur, chaleur et froid, ombre et lumière, il est dans une quête d’espérance, et de réponses

Si l’Humanité survivait à ses excès, quelles seraient les conditions de son existence ?